22 février 2007
Une autre fois, Sainte Foy de la vraie croix
Je l'écris encore, c'est si joli, une autre fois Sainte Foy de la Vraie Croix...
Comme de Montceau, André Frénaud nous écrit, aussi:
"Ni lui ni l'autre...Je te chercherai
parmi les tapisseries déchirées de la nuit.
Seule avec mon silence profond comme un heaume.
Seule avec les pierres amoureuses de la lune.
Des chaînes au cou, un lasso dans les cheveux.
Les mines du remords éclairent un soleil froid."
Un ceibo à l'ombre duquel, hier, Julio Migno, nous écrivait.Ici au bord du fleuve. Sa fleur est l'emblème du pays...
Ils attendent alignés
Tels des des harengs
Archi fumés
Les premiers céoles
Les visiteurs...
Cayasta 2007
"Grand âge, nous venons de toutes rives de la terre. Notre race est antique, notre face est sans nom...
...Grand âge, nous voici. Rendez-vous pris, et de longtemps, avec cette heure de grand sens.
Le soir descend, et nous ramène, avec nos prises de haute mer. Nulle dalle familiale où retentisse le pas de l'homme. Nulle demeure à la ville ni cour pavée de roses de pierre sous les voûtes sonores...
...Grand âge, vois nos prises: vaines sont-elles, et nos mains libres. La course est faite et n'est point faite; la chose est dite et n'est point dite. et nous rentrons chargés de nuit, sachant de naissance et de mort plus que n'enseigne le songe de l'homme..."
Saint John Perse
Un tronc de paloborracho, piquet ou baton ivre
et l'arbre entier, en fin de floraison, il fait comme du coton...
C'est la colonie et ses galeries, une certaine façon, d'être au monde...
A Sainte Foy, le pont suspendu.
La Croisette, le long de la lagune
Notre seule nuit à l'hôtel, les enfants découvrent avec émerveillement, que les réfrigérateurs sont pleins, ils se croient à Paris...
Une des fameuses verduleries de la ville maraichère et citrique, d'ici même, un lapacho prit son envol et traversa l'océan.
un palo dans la ville, fait le beau...
tandis qu'à l'autre bord de la ville, on fait des digues de fortune, l'eau monte et monte...
Alors nous rentrons, comme chaque soir dans le crépuscule, tâchant de voir à travers la vitre, la partie de footballe, à la télévicon. Restant désepérément dans la peatonal, tandis que'on nous photographie.
(Il faut que je vous dise, car je le sais ce qui passait à la televicon, ce soir là, pas du fout du tout, mais une conférence de presse, de Virenque, déclarant son soutien à Sarkosyphage, pour ces raisons lumineuses, comme un atadecer dans la San Martin de Santa Fe:
"Quand il parle, on comprend tout" )
Nous aussi
Demain, nous allons à la gare, pour prendre le train.
21 février 2007
San Javier 3
Dia de la canoa:
Dernier jour à San Javier, nous partirons en canoë et descendrons ces fleuves, pas si impassibles, jusqu'à Santa Fe, voilà donc les témoignages des survivants:
...Timbo, laurel, curupi,
lindos ceibales en flor,
pago de todo mi amor
San Javier donde naci;
tierra de indio mocobi
borracho al aterdecer,
timbo, laurel, curupi
no he de morir sin volver
y he de volver a morir
en tus costas, san Javier...
Julio Migno (1915-1993)
Timbo, laurier, curupi / jolis ceibales en fleur/ région de tout mon amour/ San Javier où je suis né/ terre de l'indien mocovi/ saoul au crépuscule/ timbo, laurier, curupi/ et je ne peux pas mourir sans être revenu/ être revenu pour morir/ sur tes côtes, San Javier.
A la proa, la navigatrice, briseuse d'étrave à défaut de ménage...
En el cielo, suspendido, el magnifico EDGARDO
Un monsieur qui a perdu son alliance en pêchant, et qui sonde...
Du linge mis à sécher, au devant d'un rancho près de l'eau qui monte, qui monte...
Des irupés géants, qui font des fleurs de lotus
le narrateur et son persécuteur...
Je ne sais pas pourquoi, mais toutes les journées se finissent par un soir. Je ne suis pas sûr qu'il était inévitable que cela soit ainsi.
Alors pourquoi? pourquoi?
Dans le silence de la nuit, j'attends que quelqu'un me réponde de façon satisfaisante. Je veux dire une réponse qui nous tranquilise tous, même le plus petit et démuni.
Mozo, mas ginebra; llene hasta los bordes
ese vaso grande, pa'endulzar las penas;
llénelo, aparcero, llénelo sin asco,
quiero ahogar mi llanto con pura ginebra!...
Soit:
Garçon, encore du genièvre; remplis jusqu'au bord
ce grand verre, pour adoucir mes peines;
remplis-le, compagnon, remplis-le sans dégout,
je veux noyer mes pleurs avec du genièvre pur...
De nouveau Julio Migno, mais plus rigolo...
Y pa' terminar hoy, la vaca del dia,
la vaque de todas las vaques:
20 février 2007
San Javier ses fruits et ses oiseaux
Alors, il faut dire aussi que souvent on ne fait rien. Et on regarde le ciel, les oiseaux, les arbres et les fleurs, et je suis ravi que cela ne fasse pas viril. Parce que depuis tout petit j'ai le sentiment de ne pas être à la hauteur, et franchement cela repose...
Ainsi chante mon très cher Arnaldo:
"Combien de fois, perdu en songes, n'avait-il pas débouché sur la même épaisseur forestière, irrépressible élan, écart qui le soustrait à la promenade et le mène à la lumière de la margelle d'un puits
où acquérir, source éveillée, l'invisibilité devant quelques feuilles
arrivé, revenu peut-être des lointains du temps. Reviennent
les populations d'un cimetière voisin du fleuve, la nuit les regroupe, elles accourent à l'éclosion d'une fleur, au meurtre du chiendent.
remèdes apportés de l'enfance"
Calveyra in L'homme du Luxembourg 1998
Il est en voie de disparition, on ne le trouve plus qu'en Corrientes et entre Rios, mais je ne sais plus comment il s'appelle...
Le cardinal et la figue
Entre les camalotes, ces petites fleurs blanches sur lesquelles marchent les grues blanches, elles aussi
Le fleuve tout près est aussi bien ainsi:
...qu'ainsi, c'est le ciel qui décide, avec l'inclinaison du soleil...
L'endroit de notre résidence, que les saintmarons connaissent:

Une grue, garza blanca...
Et comme on se sépare pour aujourd'hui, en guise de coucher de soleil, ceci, qui vient aussi avec le crépuscule:
"Pendant notre sommeil apeuré viennent se presser contre notre corps, dans l'enceinte du lit, de petits soleils jaseurs qui nous réchauffent et nous préparent à l'épreuve glaciale du jour prochain.
L'insistance des animaux, les blâmes des fleurs sont à l'aube les premiers entendus. Tout ce qui est doué de vie sur terre sait reconnaitre la mort.
Gens d'orée, son mélodieux d'une matière immonde, dans la neige vos pas grandissent par flocons éparpillés."
René Char , ah, eh , j'oubliais,
Pas de jour sans vache, pas de vache tant sans pis pour la nappe FRENETIQUE...
Me llamo Barbarita y soy lechera...
San Javier et le fleuve 1
"Le talus flambe encore où le soir s'est assis"
Jacques REDA (Juillet in Un calendrier élégiaque Fata Morgana 1991).
Il faut longtemps pour pouvoir écrire une phrase pareille...
Nous voici encore une fois à Saint Xavier, que les voyageurs de 2005 connaissent.
Au bord du fleuve dont les eaux ne cessent de monter depuis plusieurs semaines. Nous partons le lendemain de notre arrivée dans l'après midi déjà haute (il fait très chaud) en lancha avec Edgardo et Marcela.
Il a fallu rejoudre le fleuve à travers une nouvelle géographie dessinée par la crue. On ne voit plus le canal qui conduisait au large, les îles commencent à être submergées, les paturages sont recouverts d'eau.
Comme les parasols de la plage disparue
Partout la crue a fait que les peons ont rassemblé les bêtes, les adultes traverseront à la nage, les plus jeunes sur des bateaux. Tous les corrales des îles sont pleins de ces bêtes qui meuglent doucement.
Nous descendons sur une première île, ce qu'il en reste.
Et autre gaucho, cette fois à pied:
Je voulais mettre une video du rodeo, mais le blog ne l'accepte pas...
Alors encore quelques images, une vache abandonnée, enlisée et de mauvais caractère:
Il y a tant que je ne sais plus, alors, en vrac:
A propos de ça: ""...dont le pirarucu qui peut atteindre trois mètres et peser jusqu'à trois cents kilos..." Gérard Chaliand page 68 dans Confins de l'Eldorado. Franchement je n'aurais jamais cru que Chaliand connaisse et en plus parle du pirarucu...
Après le travail, dans une autre île, ils ont tué une bête, et un homme découpe la viande et préparera bientôt un asado. Ils dormiront là près de l'enclos où sont rassemblées les vaches, pour que personne ne puisse venir la nuit, en voler...
Scène au même endroit que la photo précédente

Celle ci aussi
Et nous revenons de même que tous les soirs dans un atardecer qui nous berce:
"Depuis l'auvent on regardait briller une brouette
Restée en travers d'une allée avec la grande faux.
La brouette était vide et la faux laissait, goutte à goutte,
Le temps suspendu choir dans l'herbe..."
C'est encore le solexman du Tronchat et d'ailleurs qui vous le dit.
A bientôt
19 février 2007
Corrientes nord
Nous sommes partis de Mi Querencia pour rencontrer presque le froid, un Parana agité avant de retrouver soleil et chaleur le dimanche.
J'ai accompagné Delia, autre membre de la tribu Ferrando, elle vit dans un superbe appartement le long de la Costanera (croisette) de Corrientes au dessus du fleuve. Ici il est immense, je l'ai accompagné donc pour voter. Une sorte de plébiscite régional était organisé, qui, pour résumer, pouvait, devait donner la possibilté, jusqu'alors nonconstitutionnelle, au gouverneur de se présenter encore une fois.
Après avoir été en fin de matinée jusqu'à Paso de la Patria, station balnéaire au bord du Parana (première photo suivante, Délia est à droite), nous étions invités à déjeuner à Santa Ana, dans une maison tout ce qu'il y a de bien, et surtout entourée d'une végétation ressemblant furieusement à Iguazu, pour ceux qui connaissent.
C'est incroyable comme ici, nous prenons des habitudes de luxe... Parfois j'ai un peu honte...
"Faites-lui mes aveux,
Portez mes voeux,
Fleurs écloses près d'elle.
Dites-lui qu'elle est belle,
Que mon coeur nuit et jour
Languit d'amour."
et encore
"Faites-lui des aveux,
Portez mes voeux,
Révélez à mon âme
Qu'il s'exhale avec vous
Parfums plus doux!"
Enfin, tout ça, c'est dans le livret du Faust de Gounod, mais le vers suivant, et après cette indication: il cueille une fleur, est
"Fanée!...Hélas!" que je vous indique qu'il faut beugler, si possible avec l'accent teuton...
Rien de tel ici, même les indiens sont gentils... Ensuite, nous sont allés à la messe, enfin à Vespres, au pueblo de Santa Ana.
Et pour notre nuit, sans certitude que revienne le jour, quelques mots du vieux, si vieux Lorca, tué à l'aube par les franquistes:
Carmen va dansant
par les rues de Séville...
Sur sa tête s'enroule
un serpent jaune,
elle rêve en dansant
aux galants d'autrefois.
Fillettes
tirez les rideaux!
Les rues sont désertes, et au fond l'on devine des coeurs andalous qui cherchent des vieilles épines.
Le rio depuis l'appartement de Delia
Ca a quand même une autre gueule que Gounod, non?
Federico embrasse tous les gens de Saint Mamert...
Estancia Ferrando 3 les choses
La terrasse à l'arrière de la maison
Le puit et la boucherie à l'arrière
La mère Réda
Avait une grosse voix
Et habitait au Tronchat
JLB
...M 'obsède en ce matin lourd comme un somnifère,
Avec l'oiseau qui balbutie et les nuages bas
Filtrant une douceur d'automne et, d'un autre hémisphère,
La lumière inconnue. Ainsi qu'à la fin des combats
Héroïques, un peu de pluie indécise disperse
La galerie du rancho des peons
Un bref rayonnement d'épée au fin fond des faubourgs
Où la plaine devient muettement poussière, où perce
Entre deux notes de guitare un complot de tambours...
Jacques "Solex" Réda
Ainsi nous vous disons au revoir dans le flou de l'atardecer
Ainsi nous nous
effaçons doucement
caresse aux âmes tourmentées
nous ne serons plus qu'un cri étouffé
un petit oh de protestation aux mains des voleurs
de Retiro
ancien jardin de Madrid...
18 février 2007
Estancia Ferrando 2 les hommes
Trois peons (peones en fait) travaillent à temps plein, plus un couple chargé de tout ce qui est entretien des batiments et espaces autour et à l'intérieur de ceux cis. Ils ont deux enfants dont Brian que vous avez vu avec sa perruche.
Les peons:
le Rubio, le blond, meilleur cebador de la plaine, et grand ami de Maureen
l'abuelo, le grand père, grand ami de Maureen à qui il explique les plantes et leur vertu
Ici toujours et partout des couteaux
Les trois peons rentrent dans la plaine comme on se glisse au mitan dulit, dans des draps immenses, c'est le même plaisir qui déborde...
Ceci n'est pas une carte postale, c'est ainsi tous les soirs à Mi Querencia
Dans la nuit pampéenne,
et sous un orage indescriptible,
beauté à couper le souffle,
180° de l'intense et aveuglante lumière des éclairs sur la plaine.
Le vent et un mur de pluie qui se déplace à toute allure,
un mètre quarante d'eau tombée, quelques heures plus tard.
Blas,
le patchon comme les correntinos le disent,
parle de son travail et de son pays.
De son père, venu d'Uruguay, fondateur de la dynastie.
Anita Ferrando une des soeurs, qui vit à Mercedes, conversant avec une touriste
Et puis dans la nuit,
encore et toujours,
une princesse danse dans une robe de France
Retour sur l'estancia Ferrando
Première partie: les animaux:
Voici quelques éléments complémentaires, agricoles et esthétiques concernant la propriété dite estancia, exploitée par Blas Ferrando pour son propre compte, celui de ses frères et soeurs et de sa mère.
C'est cette famille qui héberge Maureen et qui se distingue par ses qualités de coeur et de travail.
L'exploitation est ce qu'on appelle une cabaña, c'est à dire et dans ce cas, non pas une cabane mais un centre d'élevage de race pure. Ici, et en l'occurence, la race anglaise et à viande, Hereford (une des deux principales en Argentine avec les Angus). Le panneau à l'entrée, au bord de la route indique que la cabaña Mi Querencia ("l'endroit entre tous que je préfère") a été fondée en 1906, et qu'elle le berceau de la race Hereford dans le pays.
veaux, auxquels on donne un complément alimentaire chaque soir, après avoir été les rechercher dans la plaine où ils se perdent, comme des petits poucets
Et des moutons aussi, comme s'il en pleuvait, race comme celles du sud du pays en Patagonie, c'est à dire avec beaucoup de laine et des animaux pas très gras...
Avec une bergère fée rosse, les moutons !!!
Et des chevaux pour travailler
Les criollos
Et qu'il faut débourrer, c'est la doma.
Il y a aussi des poules, des dindons, des chiens, des oiseaux, des perruches qui tombent du ciel en bouquet vert, des crapauds au caca d'insectes, des ñandous...
une poule et Chantal (ou l'inverse)
Et comme un hymne à une certaine vieille agriculture:
"Printemps
de gauche à droite
ou de cour à jardin
égrener le chapelet du vocabulaire
et malaxer chacun de ses grains
pour qu'il devienne fruit mûr
sinon germe d'étoile.
Michel Leiris
Plan de l'estancia Mi Querencia
Tard dans la nuit correntine
Dans la nuit correntine, nous pensons á vous qui nous oubliez...
Le pont á Corrientes á 19 heures
Alors depuis le dernier courrier, nous avons eu un accident qui aurait pu, du très mal finir mais le Gauchito nous a sauvé.
Nous avons passé deux jours á l´estancia " Mi Querencia", querencia vient de querer qui veux dire aimer, mi querencia est "l´endroit que je préfère á tous les autres".
Moi aussi. C´était comme dans un film, mais en mieux parce que c´était en vrai. Nous avons fait un stage agricole, vu des couchers et des levers de soleil interdits au commun des mortels. Nous avons eu l'impressiom d´être unique et que le ciel et la terre nous caressaient.
Donc des vaches, des moutons (plusieurs centaines traités: castrés, triés, soignés etc, des chevaux, des dindes, des chajas, des ñandous, des oiseaux de toute sorte...).
Et cette nuit un orage de plusieurs heures qui a illuminé la pampa. un mètre vingt d´eau était tombé quelques heures plus tard.
Il y a ici quelque chose qui nous dépasse, et cèst á la fois un soulagement et une angoisse insistante.
14 février 2007
La terre est plus plate qu´on ne croit
Nous revenons du Bresil avec ses plages, ses filles incroyables et ses cafés.
Mais comme on m´a reproché d´écrire comme un vulgaire copiste du Progrès ou du Journal de Saone et Loire, je décrète aujourd´hui jour de la vérité ou de la poésie, ce qui revient au mesme.
Volvemos de Brasiou con sus playas, sus minhas y su cafe molto bom...
Pero como me reprocharon de escribir como cualquier periodista de la Pravda argentina (quiero decir Clarin) decreto hoy dia de la verdad o de la poesia, que es la misma cosa...
chasse de la lora
En los pasos de Macedonio, Felisberto Hernandez, Jota Jota, Juanele, Arnaldo Calveyra y unos otros...
En los pasos d´Isidoro Ducasse el uruguayo del "vieil océan"
En los pasos d´Alejandra:
"Criatura en plagaria
Rabia contra la niebla
Escrito en el crepusculo
contra la opacidad
No quiero ir
Nada mas
que hasta el fondo
oh vida oh lenguaje oh Isidoro"
setiembre 1972
Pour les "franchutes":
Petit enfant en prière
Rage contre le brouillard
Ecrit dans le crépuscule
Contre l´ opacité
Je ne veux
Rien de plus
Qu´aller
Jusqu´au fond
Oh vie Oh langage Oh Isidore
Alejandra Pizarnik
balneasura de Paso de los libres
"Il a perdu le passé
dans une longue ligne
d´asphalte
S´est mu dans une géométrie
En carré
en carré á l´infini
A l´infini et en carré.
A essayé de monter
sur ses propres épaules
pour attraper l´avenir,
mais seul,
un ineffable sourire,
lui est venu.
De sa tendre tristesse,
il a fait un masque de courtoisie
et d´attention.
A enterré, aussi profond qu´il le pouvait,
la violence de son coeur.
Il a abandonné toutes les réalités,
l´espace et le temps,
pour ne plus surveiller
que la plaine.
Guettant la mort, avec le retour des Mocovis,
qu´il sait
inévitable."
Y pa´a los argentinos:
"Ha perdido el pasado
En una larga recta
De asfalto.
Se movio dentro de una geometria
Cuadrada.
Cuadrada hasta el infinito
Una vez, pues todas las veces del mundo.
Ha intentado de subir a sus propias espaldas
Para prender el futuro.
Pero solo, le venia
Una indicible sonrisa.
De su cariñosa tristeza,
Hizo una mascara de cortesia
y de atencion.
Ha enterado, tan profundamente
Que le podia,
La violencia de su corazon.
Abandono todas las realidades.
Espacio y tiempo,
Para cuidar
La llanura.
Vigilando a la muerte,
con la vuelta de los Mocovies, que, el sabe
Inexorable.

































































